Le Territoire

Patrimoine

Les travaux du Marais salé sont terminés :

Communiqué presse restauration marais salé 24 11 2015

Un patrimoine vernaculaire caractéristique des paysages de Limagne

Essentiellement vernaculaire, le patrimoine du territoire de la Communauté de Communes Limagne d’Ennezat témoigne de l’histoire de la Limagne.

Un bâti propre aux terres de cultures

Le bâti traditionnel s’organise en village très regroupés (Saint Beauzire, Chavaroux, Entraigues, Clerlande…) auxquels s’ajoutent dans les anciens secteurs de marais de grosses fermes isolées.

Avant tout déterminé par la richesse et la position sociale, l’habitat en Limagne n’a pas de véritable caractéristique. Hérités de l’histoire, les styles sont donc très variés : des bâtis en pierre de Volvic pour les plus aisés aux maisons en pisé pour les plus pauvres ; des grands domaines appartenant aux riches propriétaires aux « demeures des humbles », ouvriers agricoles travaillant dans les domaines…
A l’exception d’Ennezat et d’Entraigues (anciens villages ceinturés de remparts), on ne trouve pas de traces de fortifications, la région sans relief ne facilitant pas la création de bastions et de forteresses.

Le patrimoine bâti agricole, témoin d’une activité dominante

Bâtiments agricoles

Très présent sur le territoire, le patrimoine bâti agricole démontre l’importance que cette activité a toujours eu.

Caractéristique, le grand domaine de Limagne : construits au cœur des terres de l’exploitation, l’habitation, l’étable, la grange et le pigeonnier se regroupent autour d’une cour.

De construction plus modeste et à l’origine recouvertes de chaume, des maisons de journaliers sont encore visibles dans les villages de la communauté de communes. Il s’agissait de petites bâtisses ayant peu d’ouvertures avec une étable réduite et une grange attenante.

Nombreuses sont les tours des pigeonniers ou de colombines qui arment le paysage dans cette région céréalière. Chaque domaine disposait de son pigeonnier, signe d’une certaine position sociale. Le pigeon était fort apprécié pour sa viande fine et la colombine (fiente servant d’engrais naturel).
Trois sortes de pigeonniers sont visibles en Limagne : les pigeonniers de base carrée accolés aux maisons ou isolés dans la campagne, les pigeonniers en forme de tourelle circulaire coiffée d’un toit à une seule pente, comme à Entraigues, aux Martres sur Morge ou à Clerlande, mais le plus fréquemment rencontré sur le territoire est le pigeonnier sur poteaux. Datant du 17ème voire du 18ème siècle, il est composé de quatre poteaux de bois supportant un nichoir auquel on accède grâce à une échelle située entre les poteaux. Le toit est à quatre pentes et est surmonté d’un lanterneau. Certains comme le pigeonnier de Saint-Laure sont classés à l’Inventaire des Monuments Historiques.

Autres éléments remarquables, les églises et les croix.

Patrimoine religieux

L’identité du territoire est renforcée par la présence d’éléments patrimoniaux à caractère religieux.
Chaque village possède son église. Imposant son architecture aux paysages alentours, l’Eglise Saint-Victor et Sainte-Couronne d’Ennezat (XIème et XIIIème siècle) est classée parmi les sept églises romanes les plus remarquables d’Auvergne.
Dite « la cathédrale du marais », cette église est inscrite aux Monuments Historiques de France.

Croix

Croix

La plaine de Limagne est très riche en croix et calvaires : 103 croix ont été recensées sur la communauté de communes. Témoins des croyances d’antan, des croix étaient souvent plantées aux carrefour des chemins, aux endroits difficiles d’accès pour protéger le voyageur, sur la route des champs pour que les récoltes soient bonnes ou pour garantir les populations d’un fléau et faisaient l’objet de processions. Surat, Varennes-sur-Morge, les Martres-sur-Morge abritent des croix remarquables, réalisées par des artisans locaux. La plus ancienne du territoire serait celle de Clerlande datant de 1464.