Varennes-sur-Morge

Historique

Un Peu d’Histoire…

Origine du nom : Varennes vient du pré-latin « Varenna » qui signifie : Terre délaissée de rivière, en friches.

Le Château de Varennes

Varennes faisait partie de la seigneurie de Benistant qui comprenait également Clerlande. Au début du XVIIe siècle, elle appartenait à Jean Lauberie, substitut au présidial de Riom. Sa fille l’apporta par son mariage à Amable SOUBRANY, conseiller au présidial de Riom en 1636. Leurs descendants la conserveront jusqu’en 1789. Le dernier des Soubrany fut député à la Convention. Il périra sur l’échafaud en Juin 1795, après les émeutes de prairial.

La commune fut séparée de Clerlande en 1869.

 

L'église et aire de jeux

L’église est dédiée à Saint Martin. Jusqu’en 1789, le curé était nommé par le chapitre d’Ennezat. Elle possédait une communauté de prêtres filleuls (nés et baptisés dans la paroisse) et une confrérie. Elle aurait été construite en remplacement d’un édifice roman par le chapitre d’Ennezat, si l’on en croit la tradition.
Elle comportait trois traverses et deux bas-côtés en berceau brisé. La troisième travée formant le chœur. Le chevet en hémicycle est couvert d’une voute nervurée. Des deux chapelles collatérales, celle du sud est à trois pans gothiques saillants avec baie d’axe trilobée. Le clocher octogonal sur massif carré a été reconstruit sur la troisième travée. Il contient une cloche fondue par Claude Seurot en 1758. Le portail sud trifolié est sous un arc gothique. Au fronton de la sacristie, on remarque une croix quadrilobée avec la Vierge et saint Jean. Comme mobilier, on peut signaler un aigle lutrin, en bois sculpté par A. Fourgerol en 1775. Ce lutrin est classé depuis le 19 Novembre 1908.
L’église est classée à l’inventaire des Monuments Historiques depuis l’année 2003.

 

Croix

Au XVIIIe siècle, marécageuse, la région de Varennes était considérée comme particulièrement malsaine ; en 1788, on ne comptait aucun vieillard parmi les habitants, sur une population évaluée à 300 habitants (dont 233 communiants) répartie en 55 feux. Il y avait alors sept maisons abandonnées. Les propriétaires étant morts sans héritier ou « ayant quitté la paroisse à cause des impositions », mais néanmoins selon le système fiscal du moment, elles continuaient d’être taxées et le montant de ces impôts était réparti entre les habitants.