Clerlande

Historique

La commune

La Chaîne des puys de Clerlande

Selon les sources, son nom vient du latin Cler-land, le pays éclairé, ou Clarendo (1195) landes aux buissons clairsemés.

C’est un petit village situé à 320 m d’altitude qui se trouve à 20 km de Clermont-Ferrand, 7 km de Riom et 4 d’Ennezat.

Implanté à l’ouest de la Limagne, Clerlande est séparé de Riom et d’Ennezat par l’Ambène. Le bourg domine très légèrement la plaine aux champs géométriques qui va se heurter au barres des Monts Dômes.

De ce côté et jusqu’aux limites de Varennes, c’est le Marais aux terres noires et lourdes, anciens marécages. L’assèchement fut réalisé en partie au XVème siècle, puis continué en 1750 par le Duc de Bouillon qui ne put terminer ce travail : ses prétentions étaient inacceptables, le tiers des terres mises en culture.

La plaine de Limagne

En 1914, les grands travaux d’assainissement furent mis en œuvre pour Clerlande. 254 hectares au profit de leurs 270 propriétaires ; drainages et irrigation permettent aujourd’hui une agriculture parfaitement maîtrisée.

Au nord du village, les pentes glissent doucement vers Varennes et les Martres sur Morge en direction de la Morge .

Clerlande comprend en dehors du bourg, deux petits hameaux et un domaine. Son développement se localise particulièrement au sud-ouest, face au Puy de Dôme.

 

Clerlande et son histoire…

Le château

Clerlande a gardé un patrimoine important de châteaux, de vestiges plus ou moins bien conservés de domaines, croix, fontaines qui retracent un passé riche d’Histoire.

Celle-ci commence à Vazeilles qui est le berceau de la commune. En 1094, on retrouve des traces de l’ancienne paroisse dans des documents relatant un don des frères de Montpensier à l’abbaye de Cluny.

Vazeilles, à l’emplacement de la Grande Gravière est alors chef-lieu avec église, hôpital, château de haute justice, moulin, garenne, boucherie, une communauté de paysans. Elle comprend plusieurs quartiers, les Boules avec la Pauze, Vazeilles, les Sauzines, le quartier de l’Orme et le Fort de Clerlande.

Alphonse de Poitiers fait de Vazeilles une ville franche en 1269. A sa mort, en 1271, elle devient indépendante avec le rattachement de l’Auvergne à la Couronne. Après des héritages, transactions diverses, elle est annexée à la châtellenie d’Ennezat le Chastel, sous le contrôle des Comtes d’Auvergne, puis du Duc de Berry. Finalement, ce sont les sénéchaux et les intendants royaux qui la gèrent jusqu’à la Révolution.

La situation de Vazeilles, au milieu des marécages de Limagne fait que la Grande Peste de 1348 qui frappe toute la France entière fait encore plus de ravages ici (50 % de morts). De nombreux habitants se réfugient dans des lieux plus salubres, Varennes, Pessat, Les Martres. Le seigneur de Vazeille lui-même part à Ennezat.

Désertée, Vazeilles est livrée au pillage des routiers et des mercenaires.

A nouveau, sous Henry IV, elle souffre de la pression des seigneurs : seigneurs Ligueurs de Palerne et de la Pauze, celui royaliste de Bellevue. Cette pression accentue le morcellement de la paroisse et sa disparition.

Au XVIIe siècle, c’est Clerlande (dont le fort appartient au Duc de Bouillon) qui s’affirme avec de gros domaines qui s’enorgueillissent parfois d’un château (Bellevue, La Pauze, de Lauzanne). Tout cet ensemble fait partie de la seigneurie de Benistan et de la paroisse de Varennes et, à la Révolution de la commune du même nom.

Et après, c’est une autre histoire…

A Varennes, il y avait un château, le château de Benistan avec des seigneurs, les Lauberie.

Ils avaient une fille Gilberte (1636). Gilberte connut Amable Soubrany, bourgeois riomois dont la famille louait des chambres au fort de Clerlande depuis longtemps.

Ils se marièrent : un croix avec initiales et inscriptions latines (ex cruce gaudium) atteste de leur union. Amable devint donc seigneur de Benistan.

A la fin du siècle suivant, un de leurs arrière petits enfants, Amable-Jacques, marié à Anne de Chabrol fit construire par l’architecte Attiret (très en vogue à Paris et à Riom à l’époque) un château qu’ils inaugurèrent pour fêter la victoire de Marengo.

Sans enfant, Amable-Jacques rédigea en 1842 un testament au profit de la section de Clerlande.

L'église

Ses dernières volontés étaient la construction d’une église et de son presbytère, d’une mairie et d’une maison d’école ainsi qu’un terrain pour le cimetière et une rente pour le desservant et l’instituteur.

Tout fut fait. Peu de temps après, Amable-Jacques et Anne moururent.

Leur neveu, Pierre de Lauzanne, unique héritier continua l’œuvre commencée.

En 1869 tout était prêt : église, mairie, école de garçons, école de fille (dans la maison des sœurs donnée par une cousine) et Pierre de Lauzanne, avec les conseillers de sa section demanda la séparation de Clerlande et de Varennes.

Ce qui fut accepté et Clerlande pris alors sa place au milieu des 36000 communes de France.

Ceci n’est pas une légende, mais le projet abouti d’un riche et généreux châtelain.

Clerlande et son économie…

Clerlande est une commune qui rajeunit. Sa population, 305 habitants (recensement officiel de 1999) comprend 31.4 % de moins de 20 ans contre 25.9 % en 1990. Progression aussi, en haut de la pyramide avec 3 % de plus de personnes de plus de 75 ans.

Le territoire de la commune

831 Hectares – de par la richesse de son sol est consacré presque exclusivement à la culture :

– céréalière : maïs consommation, maïs de semense et blé

– plantes sarclées : betteraves, tabac, tournesol

– maraîchères : production en gros, agriculture raisonnée pour les marchés locaux.

Plus d’une vingtaine de foyers vivent de cette activité agricole.

L’élevage est présent avec trois exploitations qui élèvent des bovins, d’autres, des canards et des poulets.

Autre activité d’élevage : les haras de Limagne.

La proximité de Clerlande à la fois du pôle agroalimentaire de Chappes-Ennezat et de Riom voir de Clermont-Ferrand a incité certains foyers à venir s’installer sur notre commune.

Le commerce est représenté par une épicerie – bar – tabac.