Chavaroux

Historique

L’origine du nom de Chavaroux semble être “Caurossa in pago limaniœ” (1015), ”Chavaros” (XIIIe s.) et vient probablement du patronyme gallo-romain “Cavarus”.

Plan de situation de Chavaroux

La paroisse de Chavaroux est placée sous le vocable de Saint-Léger évêque d’Autun, qui subit le martyre le 2 octobre de l’an 678 (en savoir plus sur Saint-Léger – étude de Roger Gazeau – http://assoc.wanadoo.fr/saintleger/ bibliographie/culte.htm).

Sous l’ancien régime Guillaume IV, comte d’Auvergne, de Velay, de Mâcon, de Bourges et duc d’Aquitaine, fait don à l’abbaye de Cluny de toutes ses possessions. Jusqu’à la Révolution Française, l’archiabbé de Cluny en est le seigneur, Chavaroux fait partie du point de vue ecclésiastique de l’archiprêtré de Clermont et pour le civil de l’élection de Clermont. (site historique de l’abbaye www.cluny.ensam.fr).

Chapiteaux remarquables

Choeur de l'église

En 1094, sous le pontificat du pape Urbain II et le règne de Philippe Ier roi des Francs, deux seigneurs de la Maison de Thiers, Guérin et Auvin de Montpensier, sur le point de se faire moines donnent entre autres choses leurs terres de Chavaroux (Cavaroz) à l’abbaye de Cluny gouvernée alors par l’abbé Hugues de Semur. Ce fut sans doute l’origine de l’ancienne partie de l’église. Elle est remaniée en 1874 par la construction du clocher porche carré et de l’horloge avec un don de madame Tiallier des Moulins. Il existait par ailleurs un prieuré dépendant de La Chaise-Dieu.

Eglise rénovée

Au cours du XVIIIe, plusieurs fois le village fut victime de graves épidémies notamment en 1796. L’école ouvre seulement en 1848 et ferme en 1990.

La batteuse en 1950

Au XIXe siècle le village suit l’évolution générale de la Grande Limagne. L’activité essentielle était agricole – cultures de blé, betteraves fourragères, pommes de terre, luzerne. Une dizaine de fermes étaient réparties sur l’ensemble du territoire communal. L’élevage peu important servait à nourrir la population locale et à payer les impôts. Vers 1800 sur Chavaroux il était recensé environ 400 moutons,

40 vaches, et 30 cochons.

Procession de Saint-Léger

La vigne était importante notamment sur la colline du Puy des Vignes (surtout dans les zones des Revieures, des Replats, des Quarterons et des Vignes). Un des chapiteaux de l’église représentant une grappe de raisin accompagnée d’un masque humain, un autre un personnage cueillant un fruit (peut-être une grappe de raisin !) témoignent de cette ancienne activité. Le 2 avril 1950, pour la fête du canton à Ennezat, Chavaroux avait fait un char du “Cru Revieure” (des petites pommes de terre teintées imitaient les grappes, les “boussets” quant à eux étaient bien remplis du vin de Chavaroux!…).

La première ligne téléphonique date de 1906, la boulangerie vers 1910, l’électrification vers 1930 et la ligne de la Société des Autobus Départementaux reliant Chavaroux à Clermont-Ferrand de 1945. En 1954, Chavaroux fut la première commune du département à être remembrée, ce qui permit l’augmentation des terres cultivables.

Classe primaire en 1907

Petit à petit les cultures devinrent céréalières et majoritairement de maïs (d’autant plus qu’en 1965 fut créée la coopérative Limagrain). Aujourd’hui une seule exploitation (trois en 1987) est dédiée à l’élevage pour l’engraissement de viande bovine. L’artisanat local après 1900 a très longtemps été limité à 1 maçon et 1 maréchal-ferrant, des artisans ambulants complétant les besoins.

Le boucher

Les commerces dans les années 30 se composent d’une boulangerie, de deux cafés tabac, d’une épicerie (ouverte en 1937 et fermée dans les années 60) et de commerces ambulants dont 1 boucher qui débute en 1931. Aujourd’hui subsistent seulement les commerces ambulants (2 boulangeries, 1 boucherie et 1 crémerie) et une auberge à la place de l’école publique.